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mardi 3 juillet 2007

dimanche 1 juillet 2007

Homélie du 13e dimanche du Temps Ordinaire (c)

"Jésus prit avec courage la route de Jérusalem". Devant les doutes des disciples quant aux risques d'aller à Jérusalem dans ses circonstances dangereuses, Jésus en remet: "Il les interpella vivement". Ce qui revient à dire: Allons-y, c'est notre devoir, c'est la volonté de Dieu.

L'amour de son Père le presse. Il est venu accomplir sa volonté, et non pas chercher sa sécurité. Il est conscient qu'il accomplira certainement sa volonté, quoi qu'il advienne. Et par son attitude courageuse vers Jérusalem, il encourage les apôtres à accomplir eux-aussi la volonté du Père, sans craindre les hommes.

À regarder Jésus, on a conscience qu'il agit de son propre chef lorsqu'il accomplit la volonté de son Père. Il ne semble pas forcé, pas plus d'ailleurs que lors de sa prière à son agonie, le jeudi saint. Il est conscient des dangers, mais ne les esquive pas.

Au contraire, les apôtres craignent la réaction des juifs. Ils ne sont pas maîtres de leurs sentiments, et c'est cela que le Seigneur leur reproche.

Les apôtres ne veulent pas perdre ce qu'ils ont (sécurité, bonne réputation, etc), mais ce qu'ils possèdent est justement ce qui les empêche de se donner. Jésus, au contraire, est totalement libres d'attaches, et c'est précisément ce qui lui donne la possibilité d'obéir pleinement et librement à son Père.

Ce qui nous met en garde contre une fausse conception de la liberté qui a cours aujourd'hui, mais qui nous empêche de nous donner à Dieu. Est-on plus libre aujourd'hui parce qu'on se promener avec une importante collection de disques virtuesl sur un balladeur ? Le fait de vivre à un niveau de vie plus élevé nous permet-il de donner plus de temps à Dieu et à notre prochain ? L'exercice fréquent et une bonne santé font-ils qu'on passe son temps à rendre grâce à Dieu ? Trop souvent, c'est "non" que nous répondons à ces questions. En fait, plus nos attaches grandissent, moins nous sentons le goût de nous tourner reconnaissants devant Dieu, et moins nous aimons nous occuper des autres. Voilà une curieuse de liberté qui crée des chaînes qui nous attachent à nous -mêmes et nous empêchent denous projeter vers Dieu notre Père, comme Jésus.

C'est le sens des paroles sévères de Jésus qui perçoit les hésitations de ceux qui veulent se donner à lui, sous certaines conditions...

En contraste, comme elle belle la réaction de l'apôtre Paul: "en vous laissant conduire par l'Esprit, vous n'êtes plus sujets de la Loi", c'est-à-dire, vous êtes libres...

Un pensée tirée du livre Sillon(423), de Saint Josémaria, peut nous aider à formuler un changement d'attitude concernant les illusions de la fausse liberté:


Confrontés à la pression et à l'impact d'un monde matérialisé, hédoniste, sans foi... comment peut-on exiger et justifier la liberté de ne pas penser comme "eux", de ne pas agir comme "eux"?...

— Un enfant de Dieu n'a pas besoin de demander cette liberté, parce que le Christ nous l'a désormais gagnée à tout jamais: il doit néanmoins la défendre et la manifester dans n'importe quel milieu. C'est seulement ainsi qu' "ils" comprendront que notre liberté n'est pas liée à l'environnement.

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Lectures du dimanche 01 juillet 2007
13ème dimanche ordinaire

Première lecture : 1R 19, 16b.19-21 Élisée abandonne tout pour suivre Élie

Psaume : Ps 15, 1.2a.5, 7-8, 9-10, 2b-11 R/ Dieu, mon bonheur et ma joie !

Deuxième lecture : Ga 5, 1.13-18 L'Esprit s'oppose à la chair et nous rend libres

Evangile : Lc 9, 51-62 Suivre Jésus sans condition sur la route de la Croix

jeudi 28 juin 2007

L'Armée de Marie: pour ceux qui se demandent


On entend parfois parler de l'Armée de Marie, mais dans notre contexte montréalais, on n'est peut-être pas conscients des dernières déclarations du Cardinal Ouellet.

Voici le texte d'une déclaration on ne peut plus claire sur leur communion avec l'Église. Je mets le texte en entier, puisqu'il parle de lui-même.

Québec, 26 mars 2007 Aux prêtres, diacres, agents et agentes de pastorale Aux personnes consacrées À tous les fidèles de l’Archidiocèse de Québec

Que l’Esprit du Seigneur vienne en aide à notre communauté diocésaine meurtrie
par les événements troublants qui ont comme protagoniste le mouvement de l’Armée de Marie1. L’évolution regrettable de cette organisation m’oblige, après consultation des autorités compétentes, de faire une déclaration importante concernant son statut et ses activités. À la suite des dernières publications du journal « Le Royaume »2 et des gestes formels de désobéissance et d’usurpation de pouvoir dans l’administration des sacrements, je me vois contraint de déclarer que les responsables de l’Armée de Marie se sont exclus de la communion de l’Église catholique. Malgré les efforts soutenus du Commissaire pontifical Mgr Terrence Prendergast depuis 4 ans, malgré les avertissements multiples et les tentatives de rapprochement des autorités épiscopales de Québec et du Canada, l’Armée de Marie a radicalisé sa position en procédant sans permission et sans pouvoir d’ordre à des ordinations diaconales à son Centre Spiri-Maria de Lac-Etchemin. Ce dernier geste est d’une extrême gravité car il rompt ouvertement la communion avec l’Église catholique. Il entraîne des peines canoniques sévères pour les auteurs d’un tel acte qui appartient de soi à l’autorité épiscopale et qui ne peut d’aucune manière et en aucune circonstance être administré par un prêtre. Ces ordinations sont donc invalides ; elles constituent une blessure grave infligée à l’Église. En conséquence, je confirme et renforce ce qui a été exprimé antérieurement par l’épiscopat canadien3 et je déclare ce qui suit : l’Armée de Marie est devenue clairement et publiquement un mouvement schismatique et donc une association non-catholique. Ses doctrines particulières sont fausses et ses activités ne peuvent être fréquentées ni soutenues par des catholiques. Ses prêtres et ses diacres ne peuvent plus exercer aucun ministère sur le territoire de l’Archidiocèse de Québec et les sacrements de confirmation, de pénitence et de mariage administrés par eux sont invalides du fait qu’ils n’ont aucune juridiction. Compte tenu de cette situation de rupture avec l’autorité légitime de l’Église catholique, les responsables de lieux de culte dans le Diocèse de Québec ne peuvent pas admettre les prêtres et les diacres de l’Armée de Marie à présider ou à concélébrer quelque célébration liturgique dans le lieu de culte confié à leur soin. Je demande aux fidèles de prier et de faire pénitence pour réparer les torts causés par ce groupe schismatique et pour obtenir le retour au bercail de ces brebis égarées. Que ce triste chapitre de la longue histoire du mouvement de l’Armée de Marie nous fasse tous réfléchir sur notre appartenance à l’Église unique de Jésus-Christ et nous pousse à raffermir notre vie de foi et notre pratique religieuse authentique. Ayons une pensée spéciale pour les personnes de bonne volonté qui ont été séduites par les erreurs de cette organisation et qui ont besoin de notre aide pour rester fidèles à l’Église catholique et à sa doctrine mariale. En confiant cette douloureuse expérience à l’intercession maternelle de Notre- Dame de l’Immaculée-Conception, j’implore la miséricorde et la bénédiction divines sur nous tous. Marc Cardinal Ouellet Archevêque de Québec Jean Pelletier, prêtre, p.h. Chancelier

1 Ce mouvement se présente aussi sous le nom de La Communauté de la Dame de tous les Peuples.
2 Le Royaume No 180 – Juillet-Août 2006 ; No 181 – Septembre-Octobre 2006 ; No 182 – Novembre-
Décembre 2006 ; No 183 – Janvier-Février 2007.
3 Note doctrinale des Évêques catholiques du Canada sur l’Armée de Marie, 29 juin 2001.
Message pastoral du Cardinal Marc Ouellet concernant l’Armée de Marie, 4 avril 2005.

Au départ, il y avait déjà un problème doctrinal sérieux, concernant la personne de Marie-Paul Giguère et ses prétentions auprès de Marie, et auprès de la Trinité (voir le document ci-joint, de George Allaire, plus bas). C'était suffisant pour avoir des doutes sérieux sur la catholicité de cette organisation. Maintenant, depuis l'ordination de diacres par des simples prêtres, il y a un problème disciplinaire qui rompt la communion avec l'Église romaine
, en plus d'un sérieux problème doctrinal (Voir plus bas).

D'où le fait que malheureusement, on ne peut plus les considérer comme des catholiques.


Prions néanmoins pour ces bonnes gens...
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L'Armée de Marie-Paule Giguère


Ma femme me dit que vous vouliez connaître notre jugement concernant Mme Marie-Paule Giguère. Il ne nous appartient pas de juger son for intérieur ni la blancheur de son âme. C'est le secret de Dieu et de la conscience de Marie-Paule.


Notre jugement est par conséquent fondé sur les données qu'elle laisse paraître. Elle se présente comme une forme d'incarnation de la Ste Vierge. Or ceci est simplement impossible, car la Ste-Vierge n'a qu'une âme et un corps, et les deux sont solidement présents au paradis depuis l'Assomption (que nous fêtons demain).


On peut triturer l'expression de la prétention de bien des façons, mais le seul fait que le mot incarnation de la Vierge (sous une forme ou une autre) soit employé indique combien l'idée derrière ce langage est étrangère à la vie de Marie et de Jésus que nous révèlent l'Église et les Écritures.


De plus, Marie-Paule se présenterait comme elle-même vierge (par une quelconque action de Dieu en elle). Or la virginité n'est pas une idée dans l'Église ni dans Marie. C'est un fait de la chair. Comme Marie-Paule a bel et bien enfanté, rien ne venant de Dieu ne la rendrait vierge spirituellement ou autrement. — La maternité est d'ailleurs une gloire de la femme. La prétention à la virginité de Marie-Paule est, en fin de compte, un affront à la fois à la maternité de tant de femmes et à la virginité de Marie.


De loin, je conçois deux explications aux prétentions de Marie-Paule. Soit qu'elle est psychotique soit qu'elle est manipulatrice. Notre expérience avec la maladie dont Michel a souffert (mais que la médication maintient présentement sous contrôle) nous a révélé combien une illusion psychotique peut être envahissante, sincère et puissante. En contre-partie, la manipulation est aussi une habileté courante chez les esprits puissants.


Marie-Paule profite largement du vide religieux dans l'Église catholique au Québec. Nous vivons depuis plus de quarante ans un silence de Dieu dans nos églises et nos écoles. N'étaient la clarté de l'enseignement de Jean-Paul II et, maintenant de Benoît XVI, mais aussi la présence de tant de mouvements de foi (tels Les Légionnaires du Christ, les Néo-catéchumènes, l'Opus Dei, et autres), nous aurions pu croire que la foi n'existe plus chez nous. Mais ces mouvements existent chez nous. Et ils ont eu l'appui de Jean-Paul II, comme ils ont l'appui de Benoît XVI. — Pour sa part, Marie-Paule n'a jamais eu cet appui. Au contraire, le jugement du Cardinal Ouellet à son sujet est clair et radical.


Comme l'Église vit chez nous, bien qu'il faille la chercher, et comme Marie-Paule n'est pas de l'étoffe de l'Église, pourquoi ne pas se rallier simplement à l'Église? On peut trouver la dévotion à Marie chez nous tout en respectant l'unique corps de Marie…



-Georges Allaire, La Pocatière


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Dimanche le 17 juin, 2007



D'après des nouvelles récentes, L'Armée de Marie-Paule a explicitement dévoilé son rejet de l'Église de Jésus-Christ en se "transmutant" en Église de Jean. … Voilà que le Christ ne savait pas ce qu'il faisait en fondant son Église sur la pierre qu'est Pierre et qu'il racontait une blague lorsqu'il promettait d'être avec elle jusqu'à la fin des temps?


Notez qu'il n'y a aucune surprise dans le geste de l'Armée de Marie-Paule, vu qu'elle a toujours tenu des positions étrangères à l'Évangile et à l'enseignement séculaire de l'Église fondée par le Christ et habitée par l'Esprit-Saint depuis la Pentecôte. Pendant bien des années, l'Armée de Marie-Paule s'est recouverte de pratiques originellement de l'Église catholique et a profité de la confusion issue de la bourrasque anti-romaine (anti-catholique) de notre clergé local. Mais cette couverture laissait dépasser une confusion et une suffisance qui ne tenaient pas du Christ. On pouvait toujours s'excuser par bonne volonté, ce qui n'est plus le cas maintenant que la couverture a été levée.


Marie-Paule est-elle une psychotique ou une manipulatrice ou une possédée, ou quoi que ce soit, je l'ignore et, franchement, ça ne nous concerne pas. Il suffit qu'elle agisse de façon erronée, étrangère à la Parole de Dieu révélée dans la foi, et qu'elle bafoue le lien sacramentel entre les Premiers apôtres et nous-mêmes.


Si le démon voulait se moquer de l'Église de Dieu, il ne ferait guère mieux qu'une Armée qui se veut mariologique, mais qui se moque de l'autorité du Christ, qui invente une vierge qui ne l'est pas, qui crée des prêtres qui ne le sont pas, qui érige un Pape qui ne l'est pas et qui s'enferme dans une fin du monde qui est simplement la fin de son monde.


À Dieu, le jugement qu'Il s'est réservé envers les cœurs humains. À nous, la fidélité à sa Parole, qui est Jésus-Christ. Cette Parole révélée avec assurance depuis deux mille ans est reçue dans la foi commune de l'Église née de la croix et de la résurrection et habitée par l'Esprit-Saint. Tous les saints que Marie-Paule essaie d'annexer dans sa course vers le néant, sont des saints de l'Église une, sainte, catholique et apostolique, qui n'ont jamais cautionné et n'auraient jamais reconnu une quelconque Église de Jean, à commencer par S. Jean lui-même, sans oublier Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, Sainte Jeanne d'Arc, et a priori la Sainte Vierge elle-même qui nous a commandé de faire ce que son Fils commande.


Ceci dit, il ne reste plus qu'à tirer profit de la véritable couverture de l'Église et de remercier le Seigneur pour la douceur et la clarté de Benoît XVI, à qui il a confié la gérance de Son Église dans la turbulence de notre époque.




- Georges Allaire, La Pocatière



samedi 23 juin 2007

Homélie du 24 juin, Saint-Jean-Baptiste



La liturgie de ce dimanche nous rappelle le Précurseur, Jean-Baptiste, cousin de Jésus. Un homme extraordinaire, hors-norme, du début de sa vie jusqu'à la fin.

Sa naissance est annoncée par un ange, et son père et sa mère sont avancés en âge, une réminiscence de la naissance de Samson et de Samuel, deux hommes investis d'une grande mission auprès du Peuple de l'Ancien Testament. Au moment de sa naissance, la langue de son père devenu muet, se délie quand arrive le temps de lui donner son nom, et donc, de reconnaitre publiquement la mission que Dieu lui a confiée. On sait enfin que Jean mourra martyr, pour avoir tenu tête à Hérode, mais surtout à la maitresse de celui-ci. Sans parler de toute une vie de dénuement, de prière, et à annoncer la venue prochaine du Messie.

Pour Jésus, c'est le plus grand des prophètes, le dernier avant le Messie.

Il y a dans la vie de Jean la saveur de la fin d'une ère. Nous savons aujourd'hui que Jean marque la fin de l'Ancien Testament, et Jésus, le commencement de l'ère chrétienne. Il dut y avoir, pendant toute sa vie une effervescence supérieure à l'excitation des grands évènements du XXe siècle (p. ex. la conquête de l'espace, la fin de la deuxième guerre mondiale, ou la chute du mur de Berlin). Le passage de Jean peut avoir suscité un intérêt qui s'apparente à celui celui des grands saints du dernier siècle est une image (Ste Thérèse de l'Enfant-Jésus, St Josémaria, Jean Paul II)... cela, dans l'atmosphère de l'accomplissement de la plus grande prophétie de tous les temps, le Messie juif annoncé par Dieu.

Ce Jean a tout de l'anti-héros. Spectaculaire uniquement dans sa foi et son radicalisme, exigeant envers tout le monde, mais surtout envers lui-même, humble et pieux. En bref: un témoin de Dieu et une icône pour son temps.

Jean est aussi le patron des québécois. Notre Saint Patron. Celui qui a été à l'origine de la Fête Nationale. Dans le portrait esquissé plus haut, nous pouvons trouver une source d'inspiration, en tant que catholiques québécois pour regarder ce que nous sommes aujourd'hui comme peuple.

Par sa conception et la proximité de Jésus avant sa naissance, Jean Baptiste nous rappelle que la vie est à protéger depuis la conception. Tout dans le récit de l'évangile de la messe nous montre la présence de Jésus et de Jean Baptiste dans le sein de leur mère comme la présence d'êtres qui ont commencé à exister comme personnes. Comment interpréter autrement les paroles de sa mère Élisabeth, au sujet des enfants qu'elle et Marie portent dans leur ventre ? « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles (Jésus) est béni. Comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu'à moi ? Car, lorsque j'ai entendu tes paroles de salutation, l'enfant (Jean Baptiste) a tressailli d'allégresse au-dedans de moi. Heureuse celle qui a cru à l'accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. » (Lc 1)
Comment accueillons-nous les enfants que Dieu nous donne ? Ai-je conscience que l'avortement, payé par l'état, fait toujours des victimes innocentes, et engendre souvent de sérieux problèmes pour les parents et la société ?

La vie de Jean-Baptiste est aussi un exemple pour nous, nord américains sur-consommateurs et trop souvent, jouisseurs. Nous sommes facilement passifs, renfermés dans nos plaisirs personnels (presque toujours bien mérités), pendant que dans des pays pas lointains, les enfants meurent de faim ou de violence, pendant que dans des quartiers pas si éloignés, l'étranger ne jouit pas nécessairement des mêmes privilèges que ceux qui ont vu le jour ici. Nous jetons de la nourriture, nous abusons de la propriété publique. Comme êtres humains, Jean-Baptiste nous montre un chemin d'exigence que nous oublions trop facilement. Comme chrétiens, Jean-Baptiste nous ramène è l'essentiel de notre témoignage: annoncer Jésus-Christ. Le cardinal Turcotte en a fait une priorité pastorale après le Synode diocésain. Est-ce que le bon exemple et l'éducation de la foi (la mienne et et celle de ceux qui m'entourent) est une priorité dans ma vie ? Ai-je à coeur d'apparaitre, aux yeux de mes concitoyens, comme un vrai disciple de Jésus-Christ ?

Jean est mort d'avoir "trop" insisté sur le message qui lui avait été confié. Il savait qu'il pourrait subir de dures conséquences à s'afficher comme prophète devant Hérode. En fait, son incarcération et sa décapitation étaient une gaffe politique. Il s'attirait la rage des puissants. Et néanmoins, il tint tête. Avec les conséquences qu'on sait: sa mort, mais aussi un beau témoignage de fidélité à son Dieu, ouvrant ainsi tout grand le chemin à celui qui le suivait, Jésus le Messie.

Quand il est temps de s'identifier comme catholiques, sommes-nous prêts à assumer les conséquences, même si l'église du Québec n'est plus triomphale?

Demandons à Saint Jean Baptiste d'illuminer notre conduite personnelle et sociale, afin d'annoncer, nous-aussi, par nos actions et par notre vie le Christ qui vient et qui est aussi parmi nous, au Québec.



lundi 18 juin 2007

Aujourd'hui aux Iles de Boucherville



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