Consultez aussi notre section supplémentaire RÉFLEXIONS+PLUS

Rechercher sur ce blogue

jeudi 2 avril 2009

Semaine sainte: Chemin de croix, 1ere et 2e station (méditation)

Mon Seigneur et mon Dieu,
sous le regard aimant de notre Mère,
nous allons T'accompagner sur le chemin de douleur
qui fut le prix de notre rachat.
Nous voulons souffrir tout ce que Tu as souffert,
T'offrir notre pauvre coeur, contrit,
parce que Tu es innocent et que Tu vas mourir
pour nous,les seuls coupables.
O ma Mère, Vierge des douleurs,
aide-moi à vivre ces heures amères
que ton Fils a voulu passer sur la terre,
pour que nous, qui ne sommes faits que d'un peu de boue,
puissions enfin vivre
in libertatem gloriae filiorum Dei,

dans la liberté et la gloire des enfants de Dieu.
(prière de préparation pour le chemin de croix, in Saint Josémaria Escriva, Chemin de croix, Paris, Le Laurier, 1999, p. 17).



Première Station: Jésus est condamné à mort.


Math 27, 22-24: Pilate dit: « Que ferai-je donc de Jésus, celui qu'on appelle le Messie ? » Ils répondirent tous : « Qu'on le crucifie ! ». Il poursuivit : « Quel mal a-t-il donc fait ? » Ils criaient encore plus fort : « Qu'on le crucifie ! » Pilate vit que ses efforts ne servaient à rien, sinon à augmenter le désordre ; alors il prit de l'eau et se lava les mains devant la foule, en disant : « Je ne suis pas responsable du sang de cet homme : cela vous regarde ! »


Jésus qui était venu pour nous aimer et se donner à nous est condamné à mort pour nous avoir enseigné les voies de son Père: apprendre à pardonner, donner, sourire. En somme vivre de l'esprit des béatitudes dans notre place dans le monde. Notre famille est un lieu d'amour, notre travail est un lieu de service, le temple le lieu de la réunion avec nos frères pour vivre la contrition, la communion et le don. C'est pour cette raison qu'on te condamne mon Jésus. Est-il possible qu'un gouverneur de la terre ne trouve pas la force de libérer le roi des âmes? Est-il possible qu'on ne puisse trouver autre chose à dire que les mots suivants, qui percent le coeur de Jésus plus que les épines dont on le couronnera: Qu'on le crucifie.


Et est-il possible qu'un homme investi du pouvoir romain ne trouve qu'à dire: Je ne suis pas responsable du sang de cet homme... M. Pilate, si vous êtes innocent du sang de cet homme, qui en est responsable ? Vous me faites peine.


Et puis je pense que moi aussi j'ai à l'occasion considéré que je n'étais pas responsable du Sang que Jésus a versé pour moi aussi. Seigneur, pardon. J'ai trop souvent été lâche, j'ai cédé devant tes droits, j'ai laissé les autres décider. Donne-moi d'apprendre des fautes des autres, mais surtout... des miennes.

— Seigneur! où sont tes amis? où sont tes sujets? Ils t'ont abandonné. Cette débandade qui dure depuis vingt siècles... Nous fuyons tous la Croix, ta Sainte Croix. (St Josémaria, Chemin de croix, 1.4)


lundi 16 mars 2009

La dernière parution de Yves Beauchemin: Renard bleu


Beauchemin, Yves:  Renard Bleu, Montréal, Fides, 2009

Voici le dernier-né d'Yves Beauchemin, un récit s'adressant aux jeunes, et aux jeunes d'esprit. Fidèle à sa signature, Yves Beauchemin nous présente de sympathiques québecois aux prises avec un urgent problème, où amitié et bonne humeur font le contrepoids d'une situation grave et urgente.

Renard Bleu, un renard est né de renards parlants, dans une forêt de la région de Joliette où les animaux parlent. Son père Albert est cammioneur et a beaucoup d'amis et sa mère reste à la tanière à soigner la famille. Tout va bien pour Renard et ses amis un ours et un canard qui connaîtront une famille de fantomes ainsi qu'un squelette, tout aussi sympathiques que sa famille. Arrive une sorcière qui envoie ses parents et sa soeur en côma, et la vie de Renard Bleue est chambardée. Une voisie, Amélie Desjardins l'hébergera dans sa maison, et lui donnera d'amples secopurs pour soigner et délivrer la famille du sort de la sorcière.

Comme toutes les histoires de Beauchemin que je connais, l'intrigue est saugrenue, improbable. Mais c'est l'élément que celui-ci aime prendre pour faire ressortir les bons côtés de ses personnages. Et des bons côtés, il y en a beaucoup. D'abord, les valeurs familiales. Elles sont partout présentes soit dans la famille de Renard Bleu, ou dans la famille que formera pour lui Amélie pendant la maladie de ses parents. Ensuite, dans toutes les pages, l'amitié généreuse. Ses amis animaux et fantômes se donneront généreusement pour aider Renard. Le courage ne manque pas, ni la bonne humeur. Dans les moments difficilles les moments de compassion ne manquent pas non plus.

Le texte est léger (il est écrit pour une population jeune), mais bien tourné. Le style est bon. Presque parlé, c'est un ouvrage qui pourrait servir de lecture de chevet pour les enfants.

Il n'y a qu'une seule ombre, et elle reflète le naturalisme de l'auteur: quelques allusions à mon avis déplacées sur l'amour entre adultes. En deux moments, elle est allusive, et en une occasion elle évoquée pour annoncer la naissance à venir de la petite soeur de Renard Bleu. Voilà des concessions à une certaine forme de curieux voyeurisme qui n'a pas sa place dans cette histoire.

Cela mis à part, le livre est très lisible. Mais je ne le recommande pas à des enfants qui n'ont pas encore une certaine connaissance de la sexualité humaine. Au Québec, cela signifierait un âge d'au moins huit ans, il me semble. À part ces passages, le livre est très recommandable.

Le livre est de lecture très agréable, aussi pour un adulte qui aime Yves Beauchemin ou les livres bien écrits.

samedi 7 mars 2009

Pour méditer (2e dimanche du temps ordinaire, B)


Ce dimanche, l'Église nous présente un grand personnage, Abraham (Gen. 22, 1 ...18). C'est l'exemple de l'homme fidèle. Dieu est à l'origine de toutes ses actions et de tous ses gestes. Il n'y a pas plus droit qu'Abraham, et le Seigneur le lui rend bien.

Mais il lui arrive, comme il nous arrive à tous, que de temps en temps, les plans de Dieu à notre égard sont étranges. En fait, ce qui est demandé d'Abraham est soudainement incompréhensible. Jusqu'à maintenant, Dieu a toujours "honoré" sa parole par ses gestes de bienveillance, mais soudainement, il ne semble plus possible de comprendre ce qu'il veut. Il y a peu, il a donné à Abraham deux enfants, l'un issu de la bonne volonté d'Adam, né de sa servante (ce que Dieu n'avait pas demandé, mais qu'il avait interprété ainsi); l'autre fils, Isaac, est la consolation du patriarche et de son épouse Sara. Or voilà que ce fils qui accomplit les promesses de Dieu et réjouit les vieux jours de ses parents est justement visé par Dieu.


Prends ton fils, ton fils unique, celui que tu aimes, Isaac, va au pays de Moriah, et là tu l'offriras en sacrifice sur la montagne que je t'indiquerai. Soudainement, tout l'univers d'Abraham pourrait s'effondrer. Il a vécu une grande partie de sa vie à attendre la réalisation de la promesses de Dieu, et alors qu'elles sont enfin en train de se réaliser, Dieu lui demande de renoncer à tout cela.

La réponse d'Abraham nous étonne: Abraham, serein, parce qu'obéissant à Dieu, s'apprête à faire ce que lui demande son Dieu.  On l'imagine le coeur brisé, mais l'auteur sacré n'en parle pas, parce qu'il est prêt à obéir. Arrêtant son bras, Dieu le lui rendra par mille bénédictions.

Par ce geste, on nous enseigne que l'on est parfait que si l'on obéit à Dieu. Nous devons être prêt à sacrifier tout à Dieu, lui qui nous a pourvu de grandes grâces (le baptême, au début), qui nous pourvoit de tant de grâces au  moment présent (la communion et la pénitence sacramentelle presqu'aussi souvent que nous pouvons le désirer), et il nous promet la persévérance finale (le ciel !) si nous lui sommes fidèles, comme Abraham.

Mais Dieu nous demande, pour mériter toutes ces grâces, des éléments de purification personelle. C'est la raison de ce temps de carême. Nous purifier pour enlever les obstacles qui nous rapprocheront de Dieu. Mourir avec le Christ, pour ressusciter avec lui. Il nous demande de mourir à nous-même, en acceptant de  risquer de perdre ce qui nous est le plus cher. Aux jeunes, il demande de disposer de leur vie au service de Dieu. Aux parents de laisser leurs enfants libres de répondre à Dieu. Souvent, le Seigneur nous demandera de sacrifier notre santé, notre travail, notre sécurité pour faire sa volonté, et lorsque finalement nous accepterons, comme le Patriarche, nous découvrirons avec surprise que c'est Dieu qui porte nos souffrances. Durant toute l'histoire du peuple juif, Dieu demandait l'offrande du premier-né, symboliquement, pour demander à chaque chef de famille de signifier à Dieu qu'il est auteur de la vie, comme le sacrifice des prémices de la récolte signifiat que Dieu était l'auteur de la création (la dime, aujourd'hui, est redevable de cette antique tradition).

Dieu accepte le sacrifice des prémices et du premier-né (symboliquement, celui-là) pour montrer, comme pour Abel, qu'il, est content de ses enfants. Mais lorsque le sacrifice est fait, il se substitue à nous et prend sur lui la charge de nos peines et de nos efforts.

Dieu demande à Abraham, le père de la nouvelle humanité, de sacrifier son fils. Mais ayant constaté la réponse favorable de celui-ci, il substitue son Fils unique pour sauver cette nouvelle humanité née d'Abraham.

Admirable échange s'il en est un ! C'est le Fils de Dieu qui substituera le fils d'Abraham pour rendre la réponse d'Abraham parfaitement adéquate aux exigences de Dieu. La plus grande bénédiction de Dieu: il nous a envoyé son propre fils pour nous sauver.

samedi 21 février 2009

Pourquoi les problèmes financiers?

Le livre du Deutéronome où Moïse met en garde le peuple d'Israël avant d'entrer en Terre Promise nous donne peut-être des indices sur la crise financière que vivent nos "pauvres" pays industrialisés.

(Deutéronome 8, 7-20)
07 Le Seigneur ton Dieu te conduit vers un pays fertile : pays de rivières abondantes, de sources profondes jaillissant dans les vallées et les montagnes,
08 pays de froment et d'orge, de raisin, de grenades et de figues, pays d'olives, d'huile et de miel ;
09 pays où le pain ne te manquera pas et où tu ne seras privé de rien ; pays dont les pierres contiennent du fer, et dont les montagnes sont des mines de cuivre.
10 Tu mangeras et tu seras rassasié, tu béniras le Seigneur ton Dieu pour ce pays fertile qu'il t'a donné.
11 Garde-toi d'oublier le Seigneur ton Dieu, de négliger ses ordres, ses décrets et ses commandements, que je te donne aujourd'hui.
12 Quand tu auras mangé et seras rassasié, quand tu auras bâti de belles maisons et que tu les habiteras,
13 quand tu auras vu se multiplier ton gros et ton petit bétail, ton argent, ton or et tous tes biens,
14 n'en tire pas orgueil, et n'oublie pas le Seigneur ton Dieu qui t'a fait sortir du pays d'Égypte, de la maison d'esclavage.
15 C'est lui qui t'a fait traverser ce désert, vaste et terrifiant, pays des serpents brûlants et des scorpions, pays de la sécheresse et de la soif.
16 C'est lui qui, pour toi, a fait jaillir l'eau de la roche la plus dure. C'est lui qui, dans le désert, t'a donné la manne - cette nourriture inconnue de tes pères - pour te faire connaître la pauvreté et pour t'éprouver avant de te rendre heureux.
17 Garde-toi de dire en ton coeur : « C'est ma force, c'est la vigueur de ma main qui m'ont procuré cette richesse. »
18 Souviens-toi du Seigneur ton Dieu : car c'est lui qui t'a donné la force d'acquérir cette richesse, en confirmant ainsi l'Alliance qu'il avait jurée à tes pères, comme on le voit aujourd'hui.

lundi 16 février 2009