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mardi 18 mars 2008

Une photo pour la semaine


Notre Dame du Mont-Carmel (monastère des Carmélites de Montréal)

mardi 11 mars 2008

Ma photo cette semaine



Une vue remarquable du Mont Saint-Hilaire, par un lendemain de tempête

samedi 8 mars 2008

Homélie du cinquième dimanche de Carême (A)

Près du Lac Gervais, Qc


« Moi, je suis la résurrection et la vie (…) Crois-tu cela ? »

Cette très belle page d'évangile nous présente un Jésus profondément humain et profondément divin. Tout le récit de la résurrection de Lazare oscille entre ces deux pôles de la vie de Jésus, qui se réunissent en personne qui est à la foi divine et humaine. Les deux natures ne se repoussent pas, mais elles tirent quelques fois dans des directions différentes où il importe de sacrifier l'humain au divin. Ce faisant, la personne humaine ne se fait pas de mal, même si le sacrifice est présent, mais, elle grandit toujours dans l'accomplissement de la volonté de Dieu. L'épisode de la résurrection de Lazare, en plus d'être une faveur très compréhensible pour de amis comme Marthe, Marie et Lazare, reste vraiment comme une préparation immédiate à la mort de Jésus et à sa résurrection. On l'a dit sur le Golgotha : « Lui qui a sauvé les autres, qu'il se sauve lui-même ». Ici Jésus nous dit : « Ce que je fais pour Lazare, je le ferai pour moi-même et pour vous tous qui êtes mes amis, car j'ai vaincu le monde ».

L'humanité de Jésus est présente partout dans ce texte : Jésus ne souhaite pas la mort de Lazare, et prévient que ce mal, chez lui ne sera pas définitif : la mort de son ami est un sommeil dont il le tirera. Mais il ajoute qu'à travers sa divinité, il le ressuscitera.

Jésus revoit Marthe et Marie dont on reconnait immédiatement les traits de caractère : Marthe est à l'affut de Jésus, et guette la tombe de son frère, confiante que Jésus y viendra, car elle ne doute pas de l'amitié de Jésus. Elle connaît Jésus comme un vrai ami, et l'attend. Marie, elle, sait que Jésus ne les a pas oublié, mais regarde dans son cœur, comme la Marie mère de Jésus, ce que signifie la mort de Lazare et l'absence de Jésus, profondément convaincue que tout cela « est pour la gloire de Dieu ».

L'amitié de Jésus pour Lazare et ses deux sœurs est telle qu'il s'émeut non seulement de la peine de Marthe et de Marie, mais aussi de sa mort qu'il sait pourtant temporaire.

Jésus regrette sans doute aussi n'avoir pas été capable de le sauver de sa maladie. Il se devait aux affaires de son Père, et les jours à accomplir la volonté de Dieu ont amené ce mal qu'il regrette en tant qu'homme. Mais cette incapacité de guérir pour accomplir la volonté de Dieu n'est pas une incapacité de ressusciter Lazare. Marthe semble en douter, sans doute par manque d'imagination plus que par manque de foi. Marie aussi déplore son absence, mais semble espérer d'avantage, en se jetant aux pieds de Jésus, son ami, mais aussi le Fils de Dieu en qui sa confiance est absolue. Peut-être Jésus a-t-il pleuré un peu à cause de la foi inébranlable de cette âme délicate.

Immédiatement après, on a l'impression que la grande humanité de Jésus, animée par sa son amour divin, se met au service de Dieu pour le glorifier. Désormais, Jésus se manifeste dans la plénitude de sa divinité avec une force qui contraste avec ses émotions humaines. Il demande d'enlever la pierre, pour que ceux qui s'y affaireront constatent que Lazare est bel et bien mort. La senteur qu'ils éprouvent en ouvrant témoigne des ravages de la mort. Dans un dialogue tout aussi émouvant avec son Père, Jésus implore la bénédiction de son Père, et, par sa propre volonté, fait sortir Lazare vivant.

Qui ne s'émeut, à son tour, de la bonté de Jésus, Fils de Dieu, et fils des hommes envers ceux qui lui sont fidèles. Son pouvoir est accablant, incontestable. Mais son amour est supérieur. C'est l'amour qui vainc la mort. Jésus est plus fort que la mort. Mais il ne renoncera pas à en faire l'expérience pour nous en délivrer. Après avoir montré qu'il est plus grand que la mort, il meurt néanmoins, non par faiblesse, mais par amour. Et c'est par amour qu'il ressuscitera, pour nous montrer qu'il a aussi le pouvoir de nous ressusciter nous aussi, par amour, comme pour Lazare.

L'évangile d'aujourd'hui vient nous dire que Comme Marthe et Marie, nous sommes craintifs devant la mort. Les larmes de Jésus nous rappellent qu'il nous comprend. Devant l'absurdité de certaines morts violentes ou dramatiques, Jésus nous montre que mourir innocent finit par refléter la grandeur de l'amour de Dieu, plus fort que la mort. La résurrection de Lazare nous rappelle que la mort n'est pas définitve pour les amis de Jésus qui ont travaillé à la gloire de Dieu. Et que nous n'avons rien à craindre, pas même la mort, si nous sommes des enfants de Dieu.

Saint Josémaria, Forge 476: A chacun de nous, il est littéralement arrivé ce qui est arrivé à Lazare. C'est un "veni foras" — sors! qui nous a mis en mouvement.

Qu'ils font pitié, ceux qui sont encore morts, et qui ne connaissent pas le pouvoir de la miséricorde de Dieu!

Retrouve la sainte joie en considérant qu'à côté de l'homme qui, sans le Christ, se décompose, se dresse celui qui ressuscite avec Lui.

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Lectures du dimanche 09 mars 2008
5ème dimanche de Carême

Première lecture : Ez 37, 12-14 Le peuple mort va revivre

Psaume : Ps 129, 1-2, 3-4, 5-6ab, 7bc-8 R/ Auprès du Seigneur est la grâce, la pleine délivrance

Deuxième lecture : Rm 8, 8-11 Celui qui a ressuscité Jésus vous donnera la vie

Evangile : Jn 11, 1-45 Mort et résurrection de Lazare (brève : 3...45)


mardi 26 février 2008

Photo pour cette semaine


Quand des plantes se parent d'hiver



samedi 23 février 2008

Homélie du 24 février 2008: 3e dimanche du Carême (a)




« Si tu savais le don de Dieu, si tu connaissais celui qui te dit : 'Donne-moi à boire', c'est toi qui lui aurais demandé, et il t'aurait donné de l'eau vive. »


Aujourd'hui, l'Église nous fait considérer le dialogue de Jésus avec la femme samaritaine, au puits de Jacob à Sykar. Quelle merveille que cet échange entre une femme pècheresse (comme nous tous) et un Jésus plein d'attentions, qui ne recule pas devant la vérité tout en faisant bon accueil au malheureux. Nous voyons Jésus en train d'appliquer les béatitudes : "Bienheureux ceux qui ont faim et soif de justice, car ils seront rassasiés" (Mt. 5, 6).

Voici une femme qui n'a pas toujours été droite. Elle rencontre Jésus au puits, et une conversation s'engage. Très tôt, elle reconnait en Jésus un homme juste (saint), et elle qui cherche la justice, malgré le désastre de sa vie, se prend à découvrir un angle de la vérité qu'elle n'avait pas, jusque-là, reconnu. Elle l'ignore, mais bientôt son désir de vérité sera comblé. Elle "sera rassasiée" par cette eau vive que le Seigneur lui offrira.

Cette femme est d'abord surprise par l'audace de ce juif qui lui parle à elle, une femme samaritaine, et lui demande un service: prendre un peu d'eau de sa jarre, car il a soif. Quoi de plus naturel, mais cela ne se voyait pas, à cause de rancœurs qui existaient depuis longtemps entre les deux peuples. De plus, Jésus fait plus: il s'intéresse à cette femme, et quand elle a compris qu'il est prophète, elle accepte de parler avec lui d'autre chose que de puiser de l'eau.

Dans cette recherche du vrai, tout finit par passer: les préjugés, la grandeur des patriarches et des prophètes, la générosité de Dieu envers celui (celle) qui est le cherche vraiment, le désir de la grâce, la sagesse et la miséricorde de Dieu, et l'éminence de la rédemption. Une discussion raccourcie par l'écrivain sacré, cela se sent, mais plus profonde que tout ce que Platon a pu nous communiquer de Socrate. Car ici, il n'est plus questions d'idées vraies mais générales, mais de vérité. De "je" à "tu". Personnelle, et existentielle.

La femme reconnait la grandeur de Dieu et du prophète qui lui parle, et réalise soudainement qu'il a beaucoup plus à lui offrir que de lui demander un service. C'est là qu'il lui révèle qu'il est le Messie, et qu'il peut tout pour elle, si elle le veut. Arrive alors ce que le Seigneur lui avait dit au début de la conversation: « Si tu savais le don de Dieu, si tu connaissais celui qui te dit : 'Donne-moi à boire', c'est toi qui lui aurais demandé, et il t'aurait donné de l'eau vive. ». C'est elle qui dans la conversation s'humilie et reconnait ses torts et sa vie déréglée. C'est elle qui va au puits de la grâce, chercher la réconciliation. C'est elle, enfin qui alarme les samaritains des environs à rencontrer un grand prophète, qui "m'a dit tout ce que j'ai fait. "

Quelle beauté que de pouvoir s'adresser à Dieu, tout petits que nous sommes, tout pécheurs que nous sommes. Nous portons sur nos épaules le fardeau de nos fautes, et le Seigneur nous attend près du puits, dans un détour du chemin, près de notre conjoint ou des nos enfants, ou bien à la lecture d'un livre pieux, ou mieux, des saintes écritures. Dieu nous attend au milieu de notre vie ordinaire, dans nos fatigues (ou les siennes), dans notre travail, dans ces moments de conversation avec notre prochain plus ou moins éloigné. Dieu est là, et il attend notre écoute, notre bonne disposition, quelque pécheurs que nous soyons. Il est là, tout près de nous, disposé à nous faire la même miséricorde qu'à la samaritaine.

Il nous offre les eaux de la grâce principalement à travers les sacrements. Lorsque nous réalisons que nous sommes de pauvres pécheurs, avons-nous conscience que notre puits de Sykar, c'est le confessionnal, et que là, à travers son ministre, Dieu nous attend pour nous écouter, partager nos misères, et nous pardonner, si nous le voulons bien. Ce même dialogue se reproduit en nous à chaque fois que nous nous approchons de cette source d'eau vive qu'est la confession personnelle et privée. Dieu nous parle en privé comme il a parlé à la samaritaine. Et tout cela gratuitement, par la grâce.

Alors qu'aujourd'hui on paie des sommes fabuleuses pour trouver le bon psychologue, le bon médecin, Dieu nous offre un sacrement de grâce tout à fait gratuitement. Ce sont ces eaux gratuites auxquelles le prophète Isaie nous invitait, et que le Seigneur offre maintenant à la samaritaine. Avons-nous conscience de cette richesse cachée, et cependant omniprésente, qui n'a d'égale que la miséricorde du cœur de Dieu?

Une résolution ferme: recourir toutes les semaines, si possible, au grand sacrement de la pénitence.
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Saint Josémaria, Amis de Dieu, 219: Recourez toutes les semaines — et chaque fois que vous en aurez besoin, sans pour autant donner prise aux scrupules — au saint sacrement de la Pénitence, sacrementdu pardon divin. Revêtus ainsi de la grâce, nous franchirons les montagnes et nous gravirons, sans nous arrêter, les pentes raides de notre devoir chrétien. Si nous utilisons vraiment ces ressources, si nous prions aussi le Seigneur de nous accorder une espérance qui grandisse de jour en jour, nous posséderons la joie contagieuse de ceux qui se savent enfants de Dieu: si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? Optimisme donc ! Poussés par la force de l'espérance, nous lutterons pour effacer la tache visqueuse que propagent les semeurs de haine, et nous redécouvrirons le monde dans une perspective pleine de joie, car ce monde est sorti beau et propre des mains de Dieu. Et, si nous apprenons à nous repentir, c'est empreints de cette même beauté que nous le Lui rendrons.

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Lectures du dimanche 24 février 2008
3ème dimanche de Carême

Première lecture : Ex 17, 3-7 Par Moïse, Dieu donne l'eau à son peuple

Psaume : Ps 94, 1-2, 6-7ab, 7d-8a.9 R/ Aujourd'hui, ne fermons pas notre coeur, mais écoutons...

Deuxième lecture : Rm 5, 1-2.5-8 L'amour de Dieu a été répandu dans nos coeurs

Evangile : Jn 4, 5-42 La Samaritaine et le don de l'eau vive (brève : 5...42)