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mercredi 10 octobre 2007

Égalité des sexes et religion: un commentaire envoyé par un lecteur


(Voici un commentaire d'actualité que j'endosse du point de vue moral: dsm)

Selon Jean Charest, Premier ministre du Québec, l'égalité entre les sexes devra primer sur la liberté de culte, dans la Charte des droits et libertés.

Cette orientation prend prétexte de l'aversion publique envers la burka et le voile musulman. En fait, cette aversion frivole sert à asseoir une atteinte politique à long terme contre le catholicisme. En effet, l'égalité des sexes est traitée présentement sous la forme de l'identité des sexes. Si celle-ci devait primer en loi et en droit, elle pourra enfin tenter la mise en tutelle de l'identité catholique, en la pénalisant pour son refus persistant d'avoir des prêtresses.

Proposer une action explicite contre l'existence même du catholicisme au Québec, malgré son état délabré, serait pratiquer une politique risquée. Mais les musulmans, transformés en terroristes par les médias et en persécuteurs des femmes dans notre monde, autorisent plus
facilement l'asservissement de la religion aux mouvances politiques et idéologiques.

Georges Allaire, La Pocatière

mercredi 28 février 2007

La croix sur la place publique ? Pourquoi pas ?


On nous disait, il n'y a pas si longtemps, que la Croix n'avait pas sa place à l'Assemblée Nationale. Séparation église-état oblige...

Pour le justifier: c'est Duplessis qui l'a mis là, effaçons les traces de duplessisme. Ou bien, dans une société post-moderne, il faut être ouvert à toutes les cultures, et éviter les sensibilités des autres (multiples) religions... Et ce même si une député musulmane trouve normal que le crucifix soit exhibé à cet endroit.

Ou serait-ce pour éviter de blesser les sensibilités des politiciens qui veulent se distancier de ce symbole religieux?

Toujours est-il que dans le débat on a oublié l'essentiel: le crucifié.

Quelques mots de Benoît XVI, à l'angélus de dimanche dernier, place Saint-Pierre:

  • "Nous entrons dans ce temps de Carême avec le 'regard' fixé sur le flanc de Jésus. C'est seulement en regardant Jésus mort en croix pour nous que l'on peut connaitre et contempler la vérité fondamentale que Dieu est amour. ¨À partir de ce regard, le chrétien trouve la direction de son vivre et de son aimer. En contemplant avec les yeux de la foi le Crucifix, nous pouvons pleinement comprendre ce qu'est le péché, combien sa gravité est tragique et en même temps, combien est incommensurable la puissance du pardon et de la miséricorde du Seigneur. Celui que nous avons nous même transpercé par nos fautes, ne cesse de reverser sur le monde un torrent intarissable d'amour miséricordieux. Que l'humanité puisse comprendre que c'est seulement de cette source que nous pouvons puiser l'énergie spirituelle indispensable pour construire cette paix et cette félicité que chaque personne recherche sans fin! ." (VIS 070226)
Vouloir enlever le souvenir de celui qui nous a tous sauvés, c'est oublier que nous avons des références qui sont plus que nationales, culturelles ou sociologiques. Le Christ est mort pour nous donner la vie à tous. Pour les chrétiens, les musulmans, les juifs comme pour ceux qui ne croient pas. Il n'est pas déplacé de le laisser là dans le contexte que nous vivons maintenant