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lundi 29 octobre 2007

La photo pour cette semaine

Un contrejour un après-midi d'automne gris au Lac Gervais, Qc

vendredi 26 octobre 2007

Homélie du 28 octobre 2007: 30e dimanche du temps ordinaire (c)

Mon Dieu, prends pitié du pécheur que je suis !

Les lectures d'aujourd'hui nous rappellent que nous sommes bien peu de chose devant notre Père Dieu, de qui nous avons tout reçu. Comme créatures spirituelles, nous avons beaucoup plus, personnellement, que les autres créatures. Un pierre, une herbe des champs, un animal ont beaucoup de grâce dans ce qu'ils sont, mais sont moins que nous. Chaque créature est unique, dans les mains de Dieu. Seulement nous, les hommes, nécessitons-nous 'fabriquer en série', tout identique, car, avouons-le, notre génie et notre capacité créative sont plutôt limitées.

Pour Dieu, chaque acte de création est infini. Tout est unique à ses yeux. Pas deux cailloux, pas deux brins d'herbr, pas deux personnes ne sont identiques. Et malgré les limites des créatures
, tout ce qu'il fait est grand et merveilleux.

Les personnes humaines, en tant que créatures, sont uniques; elles sont toutes belles, à l'image de Dieu. En bon Père, il nous a donné tout ce que nous sommes; par notre corps, nous nous associons au monde animal; par notre âme, au monde spirituel. Au moment de notre conception, Dieu nous a donné l'âme qui fait de nous des êtres humains, en répondant à l'acte créateur de nos parents. Il nous a créé spirituellement un par un (
Catéchisme de l'Église catholique, n. 366). L'âme qu'il nous a donnée nous différencie des animaux, mais aussi des autres humains, et elle nous permet de ressembler d'avantage à Dieu qu'aux autres animaux.

En cet automne québécois qui ne cesse d'année en année de nous émerveiller, nous sommes plus sensibles à la beauté unique de chaque créature, et au pouvoir remarquable de Dieu qui crée chaque individu, chaque personne différent des autres. Chaque créature, bien que peu de chose en soi, est unique aux yeux de Dieu. Telle est sa grandeur. Et tel est le don que nous avons reçu dans notre petitesse.

Car nous sommes peu de chose, comparés à Dieu. Et cette liberté que nous devrions mettre au service de Dieu, elle cherche presqu'inconsciemment à nous en détacher ou à nous attribuer de façon injuste ce qui nous vient de Dieu.

Les lectures d'aujourd'hui soulignent à la fois la grandeur de Dieu, la folie de l'homme irréfléchi, la beauté de ce qui est petit, et l'arrogance de celui qui ne voit que ses bons points, au détriments de Dieu et des autres. Un pharisien remarquait, dans un monologue, plutôt que sa prières, qu'il était différent en ce qu'il avait une certaine générosité par rapport à la loi de Dieu. Ce qu'il a fait de bon, il l'a sans doute fait car Dieu le lui a permis. Il se distingue des autres, et ne regarde que ce qu'il a fait, sans considérer ce que Dieu pouvait faire à leur égard. Son voisin, plus conscient de ses erreurs, mais aussi plus ouvert à la miséricorde, demandait à Dieu le pardon, et sans doute le désir de se reprendre. Dans son regret du mal commis, il ressemblait davantage à Dieu qu'au pharisien. C'est lui, nous dit Jésus, qui repartira justifié, sanctifié par ce moment de prière au temple, même si on peut douter qu'il en ait fait plus que le pharisien.

Dieu aime celui qui se confie en lui dans ses peines, surtout quand le péché lui montre sa faiblesse et son insuffisance. Il aime celui qui compte sur lui, en bon Père qu'il est. Il apprécie qu'il s'achemine librement vers lui, plein de peine et de regret, mais aussi d'amour est d'espérance. La prière du publicain (comprenons ici, 'pécheur') plaît à Dieu car elle est une manifestation d'humilité, de connaissance de soi et de connaissance de Dieu. La prière du pharisien ne plaît pas à Dieu, car elle cache une suffisance qui dénote sa cupidité et son orgueil. Bien que le pharisien dise vrai des dons reçus de Dieu, il ne dit pas la vérité sur lui-même, c'est-à-dire qu'il est un pécheur.

La prière qui sanctifie est la prière de l'homme humble, de celui qui se connait, et qui "Le" connait. Avançons-nous, nous aussi, dans le temple, avec une conscience de ce que Dieu peut encore faire pour nous. "Ton Père qui est dans les cieux, sait ce dont tu as besoin, et il te l'accordera".

De quoi avons-nous besoin ? D'abord, de nous rappeler que Dieu est vraiment Père. Par le chemin de la filiation divine nous recevrons la miséricorde et l'amour. Quel beau chemin pour nous.

L'humilité de Marie, Mère de Dieu nous aide à comprendre pourquoi elle a tant reçu de Lui: elle est simplement une servante devant Dieu. Comment peut-elle lui reprocher de faire quoi que ce soit en elle ?

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Lectures du dimanche 28 octobre 2007

30ème dimanche ordinaire

Première lecture : Si 35, 12-14.16-18 Dieu écoute la prière du pauvre

Psaume : Ps 33, 2-3, 16.18, 19.23 R/ Un pauvre a crié : Dieu l'écoute et le sauve

Deuxième lecture : 2Tm 4, 6-8.16-18 Paul au soir de sa vie

Evangile : Lc 18, 9-14 Parabole du pharisien et du publicain


Une photo pour la semaine


Le repos d'Éloïse.

samedi 20 octobre 2007

Homélie du 21 octobre 2007: 29e dimanche du temps ordinaire


Il faut toujours prier,
sans jamais se lasser.

Les images rendues dans les lectures d'aujourd'hui sont toutes très concrètes et très fortes. Qu'il s'agisse de Moïse qui prie pendant la bataille ou de la femme injustement traitée par le juge injuste, on voit sans faire d'effort comment la prière est efficace.

Il suffisait que Moïse garde les bras en l'air, en attitude de supplication vers Dieu, dans un geste sacerdotal, pour que Dieu exauce sa prière, et donne le dessus aux troupes juives. Dieu agréait l'attitude de supplication (une forme d'adoration filiale) alliée à un geste sacerdotal toujours en usage dans notre liturgie (p. ex: "Élevons notre cœur").

Jésus prend un exemple extrême pour nous montrer, à travers la différence entre un homme mauvais et Dieu qui est plus qu'un Père pour nous, que la prière est toujours féconde: "Sans tarder, il leur fera justice". Le juge qui est mauvais finit par rendre justice pour avoir la paix, ce qui est une bien mauvaise raison. Combien Dieu qui est Père et qui est bon pour toutes ses créatures s'efforcera-t-il de donner à ses enfants ce qui est bon...

Ces deux lectures soulignent certaines attitudes du priant et de Dieu pour que la prière soit efficace.

De la part du priant: la prière est constante, bonne, humble, pour et à travers l'Église. Tous ces caractères sont présents dans la prière de Moïse. Moïse prit à ne plus pouvoir se tenir debout (insistance), il prie pour le peuple de Dieu qui travaille à sa survie (prière sacerdotale), aidé de ceux qui soutiennent physiquement sa prière (ils sont l'église qui prie avec ses prêtres, et qui les soutient dans leur travail sacerdotal). Sa prière est bonne (c'est pour ses frères, et pour la gloire de Dieu). Mais surtout, il croit en la capacité de Dieu de l'exaucer. La veuve sait que le juge l'exaucera, malgré sa méchanceté, aussi maintient-elle sa demande jusqu'à obtenir justice. Elle aussi sait qu'elle sera exaucée, et Jésus nous rappelle d'avoir foi en lui et en Dieu. Mais il déplore aussi que cet aspect de l'attitude des hommes est souvent faible : "Mais le Fils de l'homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur terre ?"

De la part de Dieu, la vraie prière est toujours exaucée: la suggestion de Jésus sur la bonté de Dieu montre à quel point Dieu qui est bon n'abandonne jamais ses enfants. C'est d'ailleurs la même conclusion qui nous saute aux yeux dans la victoire des juifs contre les Amalécites: Dieu a exaucé la persévérance et l'humilité, la foi de la prière de Moïse.

Une question nous saute alors aux yeux. Si telle est la volonté de Dieu pourquoi ne sommes-nous pas exaucés ? Ce à quoi nous pourrions ajouter: ma prière est-elle constante, bonne, humble, pour et à travers l'Église ? Est-elle empreinte de foi, de cette foi dont dimanche dernier, nous disions qu'elle doit être plus qu'aveugle, pour être fervente, c'est-à-dire, issue dans l'amour, en vue de l'amour.

D'une part, pour être exaucé, il faut croire. On pourrait bien avoir la continuité de cette brave veuve, si on ne croit pas être exaucé, cela est pure formalité. Un geste rituel sans âme, une superstition sotte, vaine. Avec la foi aveugle, celle de celui qui croit sans motif sérieux, la prière est inefficace si elle n'est pas à tout le moins humble, persistante, forte ou aidée par l'Église. Ces demandes imparfaites peuvent nous inciter à demander pour des mauvaises raisons, comme la veuve, et à recevoir néanmoins quelque chose, puisque la demande est fondée sur des raisons imparfaites, mais bonnes.

Il va de soi, cependant, que plus la demande est fondée, plus elle est efficace. Et le fondement le plus profond, c'est l'amour de Dieu et du prochain, et la confiance filiale en un Père qui ne nous abandonnera pas, cette foi sur la terre à laquelle Jésus fait allusion.

Comment s'assurer de ces dispositions ?

La lecture de Saint Paul nous conseille un chemin sur; connaître Jésus et le Père par la méditation des Écritures. "Grâce à elles, l'homme de Dieu sera bien armé, il sera pourvu de tout ce qu'il faut pour faire un bon travail". Les Écritures "ont le pouvoir de communiquer la sagesse, celle qui conduit au salut par la foi que nous avons en Jésus Christ". ... Par la foi en Jésus-Christ. Nous y revenons encore, car, sans la foi, la vie du chrétien est une comédie, une moquerie des œuvres de Dieu. La foi, qui est à l'origine de la prière qui chrétien, et à son aboutissement. Par la méditation des Écritures.

Quand nous demandons, croyons-nous en Dieu, en l'Église, en ce que nous demandons ? Croyons-nous sans espérer fermement, mu par la foi en un Dieu Père qui nous est montré constamment près de nous pour nous sauver, tel que les Écritures nous le présentent ? Si nous ne pouvons pas répondre affirmativement, il n'est pas surprenant que nous soyons pas exaucés, car contribuons-nous vraiment à ce que la foi, base de cette prière, continue d'avoir cours sur cette terre ?

Seigneur, je crois. J'ai appris à croire en Toi, et j'ai décidé de Te suivre de près. Souvent, au cours de ma vie, j'ai imploré ta miséricorde. Et souvent, aussi, je n'ai pas cru que tu puisses engendrer tant de merveilles dans le cœur de tes enfants. Seigneur, je crois ! Mais aide-moi à croire, encore plus, encore mieux !

Adressons enfin cette prière à Sainte Marie, Mère de Dieu et notre Mère, modèle de foi: Oui, bienheureuse celle qui a cru en l'accomplissement de ce qui lui a été dit de la part du Seigneur (St Josémaria Escriva, Amis de Dieu, n. 204)

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Lectures du dimanche 21 octobre 2007

29ème dimanche ordinaire


Première lecture : Ex 17, 8-13 La prière persévérante de Moïse obtient la victoire

Psaume : Ps 120, 1-2, 3-4, 5-6, 7-8 R/ Notre secours, c'est Dieu, le Maître du monde !

Deuxième lecture : 2Tm 3, 14-17; 4, 1-2 Méditer l'Écriture pour proclamer la Parole

Evangile : Lc 18, 1-8 Parabole de la veuve qui demandait justice

vendredi 19 octobre 2007